Venez parler CYCLISME !

Cyclisme-pro version 2008, Le forum de Mickael Buffaz vous attend. Sur le forum, discussions, news, pronos et jeux vous attendent !!!!
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerConnexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

Tour de France : Les 7 raisons d'espérer

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Hugo
modérateur
modérateur



Age : 18
Inscrit le : 10 Fév 2007
Messages : 5033
Localisation : Beine-Nauroy (51)

Caractéristiques
Statut: Compétiteur
Dans le cyclisme depuis: 2004
L'équipe que je supporte: Cofidis
MessageSujet: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Lun 28 Juil - 20:15:06

Un Tour "du renouveau" ? A "visage humain" ? Un Tour de "la refondation" ? Cette fois, c'est bien possible ! Cyclismag vous propose 7 points encourageants, 7 motifs d'espérer enfin, et d'entrevoir un peu la fin du tunnel.





Par la rédaction

Difficile de décrypter les signes. En 2006, la défaillance de Floyd Landis et son sursaut du lendemain avaient été salués comme des preuves de salubrité. Chiffres à l'appui, l'entraîneur Frédéric Grappe a aussitôt expliqué que la performance était "possible". A partir des mêmes signes et des mêmes chiffres, il a été contraint de réviser son interprétation après l'annonce du cas positif. Sur le Tour, le moindre clin d'œil d'un favori peut se lire de plusieurs manières. Chaque fait a son versant noir ou blanc. C'est de neige, d'ivoire, de coton, de sucre, qu'il est question ce soir sur Cyclismag...

1- DES CALCULS DE PUISSANCE APAISÉS

La calculatrice de Frédéric Portoleau, qui établis les watts des favoris sur cyclismag depuis trois ans, n'a pas explosé cette été. Quelques coups de surchauffe, bien sûr, mais elle était habituée à pire. Dans le col du Tourmalet, les favoris (moins Valverde) grimpent presque deux minutes plus lentement qu’Ullrich et Armstrong en 2003 (lire ici). Selon la valeur étalon d'un coureur de 78kilos (qui permet non pas d'obtenir un chiffre absolu mais de comparer les performances au fil des ans), Sastre, Menchov, Ricco et Vande Velde sortent un petit 408 watts dans la montée d’Hautacam.
Les Alpes confirment une baisse de régime chez les favoris (lire ici). A Prato Nevoso, Kohl et Sastre développent 40 watts de moins que sur les ascensions démentes d'Ax-Bonascre ou de La Mongie (entre 2001 et 2004). Dans l'Alpe d'Huez (à 5km du sommet), le groupe des Schleck, d'Evans et de Menchov est dans le même temps que Laurent Fignon en 1989. Même Sastre roule moins vite qu'en 2006 (il met 30" de moins). Une baisse qui pourrait être attribuée aux rafales de vent au sommet. Et qu'il faut relativiser en la comparant à la puissance des Saunier Duval dans Hautacam : c'est la même ! Mais chut... Cyclismag reviendra sur le sujet lundi soir.

2 - DES FAVORIS DANS UN MOUCHOIR EN MONTAGNE

Depuis l'époque Indurain, la bagarre entre favoris était déclenchée dans le dernier col d'une longue étape montagneuse. Les ascensions précédentes servaient de hors-d’œuvre fastidieux et d'échauffement pour les cadors, qui ne semblent pas entamés par l'effort. Leur attentisme permettait parfois quelques coups d'audace, signés de baroudeurs-grimpeurs (Rasmussen en 2006 roulant plus vite que ses poursuivants Voigt et Moreau dans le final plat d'une étape), et plus rarement de leaders eux-mêmes (Landis, plus rapide que le peloton en 2007 dans la partie plane qui mène au pied de Joux-Plane). De longs cavaliers seuls très improbables, il n'y eut point cette année.
Un classique : les aspirants au maillot jaune se sont livrés bataille dans le dernier col. Avec cette impression qu'ils ne pouvaient guère faire autrement. Aucun ne semblait au-dessus du lot dans le col d'Aspin (vers Bagnères) ou la Bonnette (vers Jausiers). A Prato Nevoso, Fränk Schleck attend le dernier kilomètre pour attaquer Cadel Evans. Au grand dam des commentateurs télé et radio, les favoris n'ont pas transformé le dernier col des étapes en champ de ruines. Peut-être par stratégie, par tempérament, mais lesquels étaient vraiment en mesure de reproduire le duel d'Alberto Contador et Michael Rasmussen l'an passé ?

3 - DES ÉQUIPES DE SPRINTERS QUI JOUENT SERRÉ

Plus qu'en montagne, c'est en plaine que les concurrents du Tour ont adapté leur façon de courir. Le tracé devait être favorable aux attaquants, il l'a été. Pour provoquer des arrivées massives, les équipes intéressées ont limité les risques. Les échappées ont ainsi été créditées d'avances plus faibles que d'ordinaire. Dans un passé pas si lointain, elles pouvaient se prévaloir d'un bon quart d'heure : les 50 derniers kilomètres étaient avalés par le peloton en moins d'une heure, selon le Théorème des Saeco (plus que de Chapatte).
Les équipes de sprinters fabriquaient une longue file indienne. Laquelle a disparu cette année, même dans les derniers kilomètres ! Columbia, Quick Step, Milram et le Crédit Agricole ont été incapables de verrouiller le peloton aussi proprement qu'une à deux équipes le faisaient jadis. D'où des tentatives de contre-attaque, des scenarios très serrés (Vogondy repris à seulement 50m de la ligne) et des échecs (qui profitent à Dumoulin et à Chavanel).

4 - DES COUREURS QUI SEMBLENT SOUFFRIR

"Dans certaines étapes, j'ai vu les visages de coureurs exténués. Le rythme des ascensions a été différent des années passées avec des attaques et des moments de répit. Dans ce dernier contre-la-montre j'ai vu des coureurs usés et pour la première fois depuis longtemps ceux qui se battaient pour la victoire dans le Tour étaient assez loin des spécialistes." Interrogé samedi par quelques journalistes, Christian Prudhomme a insisté sur l'état de fatigue apparent de plusieurs leaders.
On avait fini par l'oublier, mais le cyclisme est un sport de souffrance. Jambes dures comme des poteaux, le cœur au bord des lèvres, le souffle d'une locomotive, les muscles les plus innocents meurtris par l'effort et la chaleur : plusieurs protagonistes du Tour 2008 semblaient loin des héros des années 90 jusqu'à l'ère Armstrong, dont on a assez raillé les ascensions bouches fermées et la respiration presque calme une fois la ligne franchie. A l'Alpe d'Huez, Bernhard Kohl s'est effondré pour rester quelques minutes à terre. A l'arrivée du contre-la-montre, il s'est écroulé sur son vélo. Quand il dit "J'ai donné 130%", on a envie de le croire.

5 - LES CONTRÔLES MARCHENT TOUJOURS CONTRE LES LEADERS

Le Tour 2008 a eu la peau de Ricco. Comme le Tour 2007 celles de Vinokourov et Mayo, le Tour 2006 celle de Landis... Depuis que Virenque a été débarqué de l'épreuve en 1998 et Pantani du Giro l'année suivante, les grands tours ont levé l'immunité qui entourait les stars internationales et ne leur épargnent pas le scandale du déshonneur. Après le septennat d'un Armstrong passé entre les gouttes, la chasse aux leaders semble s'être intensifiée. La pression s'accentue sur des formations ou des coureurs ciblés (le Team CSC, Cancellara et les frères Schleck en particulier). Que les contrôles fonctionnent n'est donc pas une surprise. Que les vedettes puissent se faire coffrer au milieu de coureurs plus discrets, voilà en revanche une nouveauté.
Riccardo Ricco a ainsi été trahi par une molécule espion que le laboratoire Roche, producteur d'EPO, a glissé dans ses médicaments pour aider les laboratoires à pincer les tricheurs. L'EPO dite de 3e génération (la Cera), Ricco la croyait indétectable. Son effort du contre-la-montre de Cholet a libéré une protéine qui a rendu les traces d'EPO visibles. Tous ses tests en début de Tour de France, où l'allure était moins élevée, se sont révélés négatifs. Sale coïncidence pour lui, ou bien volonté accrue de lutter contre le dopage, les gendarmes ont pris sur ce coup de l'avance sur les voleurs. L'autre nouveauté, c'est que les coureurs sont mis au pilori dès l'annonce de l'échantillon A positif. Le règlement qu'ASO a fait signer aux équipes participantes fait certes fi du flacon B, la procédure est du genre hâtif au regard de la loi. Mais ASO, les équipes et les labos ont considéré qu'un ménage rapide était à ce prix.

6 - ARMSTRONG ET BRUYNEEL COMPLÈTEMENT LARGUÉS

Dans le prolongement de la décennie EPO, Lance Armstrong et son directeur Johan Bruyneel avaient achevé de cadenasser le Tour et pour sept ans, dans un scenario prévisible et inhumain. Le meilleur coureur du monde disposant de ses adversaires comme de cadets, la meilleure équipe du monde assurant un tempo lourd et impitoyable à l'égard d'une échappée de sans-grades, c'est fini ! Manager d'une équipe refusée, observateur critique de l'épreuve sur son blog personnel et consultant pour la chaîne américaine Versus sur le Tour de France, Bruyneel n'a pas aimé cette édition. Dans les Pyrénées, il est écœuré : "Quand tu vois qu'après les Pyrénées des coureurs comme Kohl et Vande velde sont encore devant, à quelques secondes du leader, tu te rends compte du cyclisme qui nous est donné de voir" (lire ici).
Hélas pour lui, la situation n'a guère changé dans les Alpes. "Qui est-ce ? s'est demandé Armstrong à propos du même Kohl (lire ici). On sait au moins que les deux coureurs n'avaient pas le même médecin ! Contrairement à Ullrich et Basso qui fréquentaient tous deux le Dr Fuentes. Entre 1999 et 2005, Ullrich est monté quatre fois sur le podium final, Basso deux fois (moins que Beloki : trois !). Le coureur américain et ses rivaux favoris ont donc monopolisé 62% des places sur le podium pendant sept ans ! C'était quand même ça, les années Armstrong...

7 - MOINS DE SUSPICION

Le dopage est un fléau, la suspicion en est un autre. Depuis l'affaire Festina, plus encore depuis les révélations sur Armstrong (2005) et le choc Landis (2006), les plumes du Tour sont trempées dans le doute, l'agacement voire l'aigreur. Souvent à raison, toujours selon un principe de précaution. Au départ de Brest, et quitte à retrouver un regard béat, de nombreux journalistes ont accepté l'idée que le cyclisme s'assainit. Les témoignages concordent, les chiffres le montrent, plusieurs résultats depuis le début de saison le prouvent.
Il semble que Christian Prudhomme au soir de l'affaire Ricco ("Il faut chasser la suspicion de nos épreuves") ait été entendu. Le dilemme est toujours cruel : mieux vaut-il laisser un coupable en liberté ou un innocent en prison ? Quand le public ou la presse écornent une performance suspecte en l'absence de preuve, ils prennent le risque (théorique) de souiller un innocent. Au contraire, quand ils ferment un œil (ou les deux) en cas de doute, ils risquent d'ouvrir un boulevard planté de roses à un tricheur. Riccardo Ricco a globalement bénéficié de ce régime de semi-faveur jusqu'à ce que les faits aient été établis contre lui par les contrôles de l'AFLD.


_________________
Sylvain Chavanel vainqueur du Tour 2010
Revenir en haut Aller en bas
basso1
membre2
membre2



Age : 17
Inscrit le : 25 Fév 2007
Messages : 1416
Localisation : Haute-Loire

MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Lun 28 Juil - 20:36:38

Mouai bof!

Sastre a créer un écart plus important sur les autres favoris dans l'alpe d'huez que Contador sur le tour 2007!

Des équipes de sprinteur sérré on verra l'an prochain ou la quick step avec Boonen prendra vraiment la coure en main comme columbia pour Cavendish qui s'est vraiment révéllé sans parlé de Bennati! (Chavanel ne sera en plus pas là pour attaqué puisqu'il devra roulé pour boonen^^)

Des coureurs qui semble souffrir? Basso était toujours en train de grimacer c'est pas ça qui l'a rendu propre!

Moins de suspicion ? OK si vous voulez! A peine valverde venait de gagner la 1ere étape qu'on parlait de Puerto, le pauvre pere des schlec arrété avec un flingue braqué sur lui!

Armstrong je vois pas trop ce qu'il vient faire la dedans et Bruyneel il rectifira le tir l'année prochaine!

Quand a&u puissance c'est pas faut! En même tant quand on demande au coureur ne pas faire les montée au top! J'aurais bien aimé voir Andy a fond en montagne! Sa pourrait devenir marrantavec Contador en 2009!
Revenir en haut Aller en bas
basso74
Admin
Admin



Age : 16
Inscrit le : 09 Nov 2006
Messages : 5202
Localisation : fillinges haute-savoie

Caractéristiques
Statut: Compétiteur
Dans le cyclisme depuis: 2003
L'équipe que je supporte: Team CSC
MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Mar 29 Juil - 9:34:19

ça s'appelle un tour de transition (pas de grosses teams pour gérer sprints ou toute la course) et c'est bien normal

pour les sprints, on a vu 2 équipes, columbia (4v pour Cavendish) et Quick-Step (1v pour Steegmans), donc on gère quand même.

en montagne, à part la Csc, personne si on exclut les saunier duval à Hautacam; l'équipe Silence-Lotto étant trop faible.

dans l'ensemble, c'est pas le bazar...
Revenir en haut Aller en bas
basso1
membre2
membre2



Age : 17
Inscrit le : 25 Fév 2007
Messages : 1416
Localisation : Haute-Loire

MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Mar 29 Juil - 10:07:27

Et dire que Silence avait fait une équipe pour Evans^^
Revenir en haut Aller en bas
basso74
Admin
Admin



Age : 16
Inscrit le : 09 Nov 2006
Messages : 5202
Localisation : fillinges haute-savoie

Caractéristiques
Statut: Compétiteur
Dans le cyclisme depuis: 2003
L'équipe que je supporte: Team CSC
MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Mar 29 Juil - 10:45:47

celui qui m'a plus déçu dans l'équipe, c'est popovych
je pense que toute l'équipe attendait beaucoup plus après le tour 2007 qu'il a fait
Revenir en haut Aller en bas
Hugo
modérateur
modérateur



Age : 18
Inscrit le : 10 Fév 2007
Messages : 5033
Localisation : Beine-Nauroy (51)

Caractéristiques
Statut: Compétiteur
Dans le cyclisme depuis: 2004
L'équipe que je supporte: Cofidis
MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Mer 30 Juil - 18:46:12

Après les 7 nains de Blanche-Neige au pays du Tour, Cyclismag présente les Sept plaies de la Grande Boucle. Pas prêtes de se refermer si on en juge l'édition 2008...







Par la rédaction

Il a une drôle de gueule le Tour à visage humain ! Sauf à considérer, par exemple si vous êtes d'humeur philosophe, que la tricherie et le vice sont dans chaque homme. Ou encore qu'il existe un dopage humain. On disait que Francisco Mancebo souffrait dans les cols ? Il est tombé dans l'Affaire Puerto en juin 2006. Attention aux signes trompeurs ! Un Tour de France couru moins vite que les années passées en montagne, c'est peut-être un progrès. Mais les chiffres sont toujours au-dessus de la barre de l'acceptable, marge d'erreur incluse et bonus de performance toléré pour ce qu'on appelle communément l'exploit ou le jour de grâce. Le Tour 2008 a peut-être amorcé un changement de tendance. Mais il reste du (gros) boulot à fournir dans la lutte antidopage.

1 - DES PERFORMANCES LOUCHES

Le record absolu dans la montée du col d'Aspin, 445 watts en valeur relative dans le final de l'ascension (voir ici) : Riccardo Ricco a bousillé le Tour de France et a planqué son méfait sous la légende froide d'un nouveau Marco Pantani. Un contrôle positif à l'EPO est venu confirmer l'imposture. A ce détail près qu'il fut pratiqué sur le contre-la-montre de Cholet en première semaine. A ce jour, le test de Riccardo Ricco sur l'étape Lavelanet-Bagnères-de-Bigorre reste négatif. Comme le sont les échantillons de ses équipiers ou de ses rivaux directs. Dans Hautacam le lendemain, Piepoli et Cobo osent le 445 watts de moyenne (150 de plus que Casar !) pendant plus de 30 minutes d'effort. Pour Fränk Schleck (432 watts) et Bernhard Kohl (423), la performance est assez élevée aussi...
L'autre scène de crime a lieu dans l'Alpe d'Huez (voir ici). Les chiffres sont très élevés comme on est en droit de s'y attendre dans une compétition de ce niveau, mais (presque) plausibles. Carlos Sastre, en revanche, caracole en tête depuis son attaque placée au pied. Il maintient une puissance de 430 watts pendant presque 40 minutes d'ascension. C'est moins que Pantani, Armstrong ou même Landis ces dernières années. Mais c'est du calibre d'Iban Mayo sur le Tour 2003. Frédéric Portoleau, auteur de ces calculs pour Cyclismag, conclut : "C'est une performance étonnante de Sastre sur l'Alpe d'Huez avec un début d'ascension très rapide à 500 watts. Une de meilleures ascensions de sa carrière avec La Mongie et le contre la montre de l'Alpe d'Huez en 2004. Mieux que Joux Plane en 2006. Sa performance est du même acabit que celles de Ricco et de Piepoli dans les Pyrénées."

2 - DES CRÉATURES HYBRIDES

Tonitruant contre-la-montre et souverain dans les premiers contreforts du Massif central, Kim Kirchen (Team Columbia) a failli être l'escroquerie du Tour. Heureusement, les Pyrénées ont ralenti net son élan ! Avec son serrage de moteur dans les Alpes, Christian Vande Velde (Team Garmin) a quant à lui rappelé aux élèves des écoles de cyclisme qu'une troisième semaine sur un grand tour, c'est difficile... Pas pour tout le monde, cependant. Stefan Schumacher, pour sa quatrième participation à un grand tour, s'est dit surpris. Au point d'étudier cette semaine s'il devra un jour miser toute sa saison sur une victoire finale dans la Grande Boucle (voir ici). En dernière semaine, "Schumi" s'est offert une ascension du col de la Lombarde (21 km) avec 380watts en puissance comparée, soit 35 de plus que le groupe maillot jaune. Il a remis le couvert le lendemain en s’échappant, avec trois autres coureurs, dès le début d’étape. Schumacher se permet de franchir en tête le Col du Galibier, avant d’être repris sur le haut de la Croix-de-Fer. Et il s'impose samedi sur le contre-la-montre (53 km couverts à 49,8 km/h). Fabian Cancellara est relégué à 21 secondes !
Pourtant, le rouleur suisse est l'autre anomalie du Tour. Il n’a jamais semblé aussi fort dans la montagne. Echappé dans l’étape d’Hautacam, il a surtout interloqué le dernier jour dans les Alpes : Cancellara imprime une allure rapide à 390 watts dans les premiers kilomètres de la Croix de Fer, puis dégage 410 watts pendant 15 minutes au plus fort de la pente à 9%. Après une courte descente pas de relâchement : le Suisse roule à 31 km/h de moyenne sur les pentes à 4% avant Saint Sorlin (7 km en 13min30s). Il y a alors moins de 30 coureurs dans le groupe Maillot Jaune…
Comme Stefan Schumacher, Fabian Cancellara rêve de remporter le Tour ! Au printemps dernier, celui qui pèse 4 kilos de plus que Tom Boonen ose : "Mon rêve était, est toujours, de gagner le Tour (de France). Si on dit que c'est impossible, c'est déjà perdu. Ca restera peut-être un rêve. Car je pèse 84 kilos et je n'ai pas le même rapport poids/puissance que des coureurs qui pèsent 55 kilos. Ca compte dans les grands cols".

3 - LA PASSOIRE DES CONTRÔLES

Quatre cas positifs sur le Tour et c'est la preuve que les contrôles marchent ? Pas si vite ! "On sait que le test urinaire ne repère qu'environ 10% des gens qui ont pris de l'EPO [...] La diversité de ces produits complique plus que jamais le test urinaire, qui est déjà très imparfait pour détecter les EPO traditionnelles". Interrogé par l'agence Reuters, Gérard Dine, hématologue au CHU de Troyes, exprime au beau milieu du Tour ses doutes sur les contrôles de l'AFLD.
Médecin dit "indépendant" et chargé du programme antidopage de CSC et d'Astana, Rasmus Damsgaard, dénonce des tests peu fiables selon lui : "L’AMA passe à côté d'une montagne d'échantillons positifs à l'EPO. Ils ont des règles très strictes et déclarent que tout leur travail est parfait. Mais ce n'est pas un travail ! Vous pouvez faire plus ou moins ce que vous voulez avec EPO et vous ne serez pas contrôlés positifs" Boucle (lire ici). Sans compter qu'il existe toujours des méthodes dopantes indétectables (autotransfusion), tout comme certains produits (IGF-1 et peut-être hGH, puisqu'aucun coureur positif avec la nouvelle méthode)...

4 - LES CORTICOS BIENTÔT "OPEN BAR"

Au détour d'une interview pour L'Humanité, le 20 juillet, le Dr Guillaume, médecin de la Française des Jeux, vend la mèche : "Je signale d’ailleurs que l’Agence mondiale antidopage (AMA), à partir du 1er janvier 2009, autorisera de nouveau les infiltrations de corticoïdes sur "simple déclaration d’usage" de la part des athlètes : nous pouvons donc parler, à propos des corticoïdes, d’une véritable régression. Je suis très en colère sur ce sujet car c’est, à mon sens, scientifiquement indéfendable..." Tellement indéfendable que les équipes membres du Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC) ont réussi à interdire toute infiltration de corticoïdes à leurs coureurs pendant le Tour et 15 jours avant le départ. Un médecin indépendant a contrôlé leurs carnets de santé et a indiqué samedi que l'absence d'infiltration avait été respectée.
Mais dans les autres équipes ? Le Dr Mégret, en charge du suivi à la Fédération française, s'est alarmé du retour en grâce des corticoïdes dans le peloton tricolore. Certains coureurs, en "off", assurent à Cyclismag que ce traitement ne modifie pas la performance. Il faudrait expliquer alors pourquoi il était le nec le plus ultra du dopage jusque dans les années 80, et pourquoi il est massivement employé encore en 2008. Le MPCC aura beau créer une règle interne avec ses coureurs, la réglementation de l'AMA l'an prochain est un véritable encouragement à l'attention des tricheurs.

5 - MAURO GIANETTI TOUJOURS DANS LE VÉLO

Bruno Roussel est tombé avec l'Affaire Festina, Manolo Saiz en 2006 dans l'Operacion Puerto, Marc Biver en 2007 avec les cas positifs à répétition chez Astana. Qu'ils aient été le cerveau d'un dopage organisé ou simplement le neurone, voire le fusible idéal dans la tempête médiatique, les managers étaient débarqués par leurs sponsors ou directement par la justice. La morale n'est pas sauve avec Saunier Duval. L'équipe espagnole remporte trois étapes dont une à Hautacam atteint des sommets d'indécence, elle laisse au Tour le soin de trainer la casserole d'un cas positif à l'EPO, et les dirigeants ne sont pas désavoués !
A posteriori, l'un des directeurs sportifs reconnaît avoir eu des doutes sur Ricco et avoir accepté de le transférer chez Tinkoff pour 2009 (lire ici). Il n'envisageait pas pour autant de retirer son grimpeur survitaminé du Tour de France. Autre fait confondant : Leonardo Piepoli est licencié tout comme Ricco, sans être mêlé pourtant à un contrôle positif sur le Tour. Ancien coéquipier de Mauro Gianetti, le manager de Saunier Duval, Stéphane Heulot affirme : "Oui [il y avait du dopage organisé chez Saunier]. Le dopage est tellement ancré chez certains managers, comme Gianetti, qu'ils ne peuvent pas concevoir le cyclisme autrement". Mêmes accusations sur Saunier Duval, plus feutrées, chez Christian Prudhomme : "Son manager n'est pas un parangon de vertu".
Les faits sont accablants. La marque de chaudières annonce son retrait le 23 juillet. Mauro Gianetti entame des poursuites judiciaires contre une décision qu'il estime de nature purement commerciale, opportuniste et antérieure aux scandales du Tour. Ses coureurs le soutiennent dans une lettre ouverte. La marque de vélos, Scott, et American Beef, deviennent les nouveaux partenaires principaux de l'équipe. Voilà : Saunier Duval a quitté le cyclisme, Gianetti est toujours là.

6 - ASTANA SE PRÉPARE POUR 2009

Vous avez aimé le Tour 2008 ? Vous adorerez le Tour 2009 ! Johan Bruyneel, le manager d'Astana, a déjà pris rendez-vous : "J'estime que Contador est plus fort que les principaux protagonistes du Tour de cette année. Si nous sommes là l'an prochain, on ira, sans aucun doute, pour la victoire finale. On peut désormais commencer à penser au Tour 2009" (Sporza). Qui n'a pas hâte de voir Levi Leipheimer enflammer le difficile "prologue" de 15 km à Monaco ? Puis Alberto Contador ridiculiser Carlos Sastre en montagne et le ramener à sa condition de second couteau ? L'encadrement est nouveau, les coureurs aussi (en partie) depuis l'époque Vinokourov, Kashechkin, Mazzoleni, Kessler... En échange, Johan Bruyneel et Viatcheslav Ekimov, anciens pilotes de Discovery Channel, sont aux manettes. Leur équipe, sous bannière américaine, n'a jamais enregistré le moindre cas positif.
Version kazakhe, elle annonce le licenciement de son rouleur russe Vladimir Gusev pour "valeurs irrégulières" dans le suivi antidopage indépendant. Parce qu'Astana s'est dotée cette année d'un dispositif du genre... Et elle est très fière de le rappeler en plein Tour de France, à deux jours de l'arrivée à Paris. Histoire de marquer le territoire un an avant, et de faire oublier que sa philosophie (très soviétique), empreinte d'une cette affirmation nationale à travers le sport, c'est la victoire avant tout. Astana est administrée par le gouvernement kazakh, qui contrôle aussi la fédération de cyclisme du pays. Les dirigeants sportifs ont ainsi donné une suspension minimale à Vinokourov l'an passé pour son contrôle à l'hémotransfusion. Ce type de mansuétude suffit à cerner la volonté des financiers kazakhs. Assez proche finalement de la Russie qui, via Vladimir Poutine en personne et de ses amis industriels, a commandé la création d'une équipe avec à la clef participation au Tour 2009. Bâtie sur les fondations de l'actuelle Tinkoff, elle verra le jour sous le nom de Katyunsha.

7 - LES ÉQUIPES VONT LAVER LEUR LINGE SALE EN FAMILLE

En 1998, Manolo Saiz a adressé un doigt d'honneur bien senti aux patrons d'ASO. En 2008, les équipes unanimes l'ont brandi à la face de l'UCI. Le ProTour ? C'est fini. Sous sa forme actuelle, du moins, ont décidé l'ensemble des formations participantes au Tour, lors de la journée de repos du 15 juillet. L'UCI a reparlé du risque d'une "fédération parallèle" émergente. ASO a riposté qu'elle ne se mêlerait surtout pas de politique. L'UCI la soupçonne ouvertement de faire pression sur les équipes pour qu'elles instaurent elles mêmes leurs propres règles. La scission couve depuis le début du Tour, à Brest : Eric Boyer a annoncé le premier qu'il ne renouvèlerait pas sa licence ProTour en 2009 et Greg LeMond a donné son avis : "Le cyclisme n'a plus besoin de l'Union cycliste internationale [...] La solution pour sauver le cyclisme est simple. Il suffit aux coureurs et aux organisateurs de créer leur propre fédération".
Cette petite révolution menée par les équipes est passée quasi inaperçue, au lendemain du carnage des Saunier Duval dans Hautacam. Surtout que certaines ont ensuite tenté une demi-marche arrière, avançant qu'elles avaient toujours besoin de l'UCI". Mais la tentation de se retrouver entre soi est très forte dans les équipes. Patrick Lefévère, ancien président de l'Association des groupes sportifs et ex-chantre du ProTour, a martelé son envie que le cyclisme règle ses problèmes en interne. Sur la question du dopage, il estimait encore en janvier dernier "La clé appartient essentiellement aux coureurs" (lire ici). On a vu ce que ça donnait jusqu'à présent !


_________________
Sylvain Chavanel vainqueur du Tour 2010
Revenir en haut Aller en bas
Hugo
modérateur
modérateur



Age : 18
Inscrit le : 10 Fév 2007
Messages : 5033
Localisation : Beine-Nauroy (51)

Caractéristiques
Statut: Compétiteur
Dans le cyclisme depuis: 2004
L'équipe que je supporte: Cofidis
MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Mer 30 Juil - 18:46:43

le 4ème point me fout un peu les boules quand même
_________________
Sylvain Chavanel vainqueur du Tour 2010
Revenir en haut Aller en bas
Hugo
modérateur
modérateur



Age : 18
Inscrit le : 10 Fév 2007
Messages : 5033
Localisation : Beine-Nauroy (51)

Caractéristiques
Statut: Compétiteur
Dans le cyclisme depuis: 2004
L'équipe que je supporte: Cofidis
MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Mer 30 Juil - 18:49:38

basso1 a écrit:

Des coureurs qui semble souffrir? Basso était toujours en train de grimacer c'est pas ça qui l'a rendu propre!


t'as pas faux je trouve qu'il grimacent pas plus sur le vélo (dailleurs pas de raison moi je grimace pas comme un fou) mais c'est surtout l'état de fatigue à l'arrivé qu'ils voulaient parler je pense
_________________
Sylvain Chavanel vainqueur du Tour 2010
Revenir en haut Aller en bas
basso1
membre2
membre2



Age : 17
Inscrit le : 25 Fév 2007
Messages : 1416
Localisation : Haute-Loire

MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Jeu 31 Juil - 19:48:07

Je trouve que certains point sur ces plait son un peu dur nottament pour Astana et Gianetti (même si se dernier c'est une répétition de pb); mais Astana n'est pour moi pas pire que les autres équipes! Ils eut aucun controle positif cette année (hormis les parametre de Gusev qui a été licencié) contrairement a d'autre dont on ne )parle pas dutout! Millar est bien devenu un saint et son équipe cofidis c'est refait une santé sans qu'on en parle! Et les contrôles internes d'Astana ne sont pas fait par les kazahks mais par Damsgaard (donc CSC est aussi coupable puisque ils utilise le même programme)!

Pour les perfs je ne pense pas qu'on puisse jugé a partir de performances. Il peut toujours y avoir un mec avec des qualités hors norme!

Pour Cancellara je pense qu'il sera un jour un possible vainqueur du Tour.
Revenir en haut Aller en bas
basso74
Admin
Admin



Age : 16
Inscrit le : 09 Nov 2006
Messages : 5202
Localisation : fillinges haute-savoie

Caractéristiques
Statut: Compétiteur
Dans le cyclisme depuis: 2003
L'équipe que je supporte: Team CSC
MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Ven 1 Aoû - 11:11:20

cancellara potentiel vainqueur du Tour, faut pas rêver

il peut viser s'il bosse très dur en montagne le top-10 mais il ne fera jamais un podium
Revenir en haut Aller en bas
Hugo
modérateur
modérateur



Age : 18
Inscrit le : 10 Fév 2007
Messages : 5033
Localisation : Beine-Nauroy (51)

Caractéristiques
Statut: Compétiteur
Dans le cyclisme depuis: 2004
L'équipe que je supporte: Cofidis
MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Ven 1 Aoû - 19:29:37

84kgs quand même c'est physiquement impossible qu'il gagne le tour à moins d'utiliser la méthode indurain
_________________
Sylvain Chavanel vainqueur du Tour 2010
Revenir en haut Aller en bas
basso1
membre2
membre2



Age : 17
Inscrit le : 25 Fév 2007
Messages : 1416
Localisation : Haute-Loire

MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Ven 1 Aoû - 20:53:40

Mais c'est sa!

Indurain ou Merckx n'étaient ps non plus des poids léger!
Je me rappelles de Bernard Hinault au début de l'année qu'il pensait que quand Cancellara se metterait en tête de montée les cols en tête ça ferait trés mal! Je suis sur qu'un podiul est possible! Il s'améliore chaque année en montagne on l'a vu sur la croix de fer ou il a fait exploser le peloton!
Revenir en haut Aller en bas
popovych
Admin
Admin



Age : 18
Inscrit le : 11 Sep 2006
Messages : 5822
Localisation : drome

Caractéristiques
Statut: Supporter
Dans le cyclisme depuis: 2003
L'équipe que je supporte: Caisse d’Epargne
MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Ven 8 Aoû - 16:22:54

8eme raison d'esperer un 5e doper Very Happy moreau, chavanel pourquoi pas Razz
_________________
Contador meilleur coureur du monde



popovych - contador - cunego - valverde - ricco - menchov - bennati
Revenir en haut Aller en bas
Hugo
modérateur
modérateur



Age : 18
Inscrit le : 10 Fév 2007
Messages : 5033
Localisation : Beine-Nauroy (51)

Caractéristiques
Statut: Compétiteur
Dans le cyclisme depuis: 2004
L'équipe que je supporte: Cofidis
MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Ven 8 Aoû - 16:36:59

pas possible que ce soit moreau il a abandonné alors que le contrôle a eu lieu sur la fin du tour
_________________
Sylvain Chavanel vainqueur du Tour 2010
Revenir en haut Aller en bas
popovych
Admin
Admin



Age : 18
Inscrit le : 11 Sep 2006
Messages : 5822
Localisation : drome

Caractéristiques
Statut: Supporter
Dans le cyclisme depuis: 2003
L'équipe que je supporte: Caisse d’Epargne
MessageSujet: Re: Tour de France : Les 7 raisons d'espérer   Ven 8 Aoû - 16:45:44

Bon ben que chavanel alors, surtout qu'il a etait controler lors de sa victoire.
_________________
Contador meilleur coureur du monde



popovych - contador - cunego - valverde - ricco - menchov - bennati
Revenir en haut Aller en bas

Tour de France : Les 7 raisons d'espérer

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Venez parler CYCLISME ! :: Parlons cyclisme :: -discu't cyclisme-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet